Expositions des sciences sociales

 » Avec son air très naturel, le surnaturel nous entoure.’‘ Jules Supervielle.

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ExpositionsLes Anti-NobelDésinformation scientifique des médiasLe ConspirationnismeFaits oy croyances – Les préjugés sociaux – La rumeur d’Orléans.

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Les « Anti NOBEL » 2020 – 1 panneau

Depuis trente ans, la revue américaine Annals of Improbable Research décerne ces prix, récompenses parodiques des recherches scientifiques les plus farfelues.

Les gagnants reçoivent plusieurs millions de dollars du Zimbabwe = zéro !

Les spécialistes des insectes ont peur des araignées. On peut aimer les insectes mais pas les araignées. Les gens qui passent leur vie à étudier les insectes sont effrayés par les araignées ? Un spécialiste de ces bestioles a mené des recherches pour le prouver. La plupart des entomologistes interrogés avaient eu une expérience négative avec une araignée (morsures, cauchemars…).

Et d’obtenir le prix loufoque en « entomologie ».

Le couteau de caca congelé ne fonctionne pas. Non la légende de l’Inuit utilisant un couteau d’excréments congelé n’est pas possible scientifiquement.

Un professeur d’anthropologie dans l’Ohio a utilisé de véritables excréments humains congelés à -50°C et les a limés jusqu’à ce qu’ils soient tranchants. Il a ensuite essayé de couper de la viande avec. Sans succès.

Un échec mais un prix dans la catégorie « science des matériaux ».

Les bisous et les inégalités vont-ils de pair ? Une équipe scientifique internationale a tenté de voir si les inégalités de revenus et la fréquence des baisers sur la bouche dans différents pays allaient de pair.Verdict : non.

Mais ils permettent de décrocher le prix dans la catégorie « économie ».

Les bruits de bouche, ça énerve. Un trouble qui a été étudié par des chercheurs belges et néerlandais : la misophonie, maladie provoque une aversion à certains sons que font d’autres personnes : bruits de mastication, éternuement…

Dans une quarantaine de cas étudiés les personnes atteintes ont montré envers leurs

voisins une « agressivité extrême » qui claquaient des lèvres ou qui respiraient fort

Cela leur a valu un prix dans la catégorie « médecine »

Les vocalises des crocodiles permettent-elles de mesurer leur taille ?

Des chercheurs chinois en ont fait l’expérience. Ils ont confirmé leur hypothèse selon laquelle plus les crocodiles font du bruit plus ils sont grands ; en introduisant des reptiles dans une pièce étanche remplie d’hélium.

Shooté à l’hélium, petit croco fait plus de bruit et il est bien plus grand : la puissance des vocalises des crocodiles permet de mesurer leur taille.

Leurs recherches leur ont valu un prix dans la catégorie « acoustique ».

Montre-moi tes sourcils, je te dirais si tu es narcissique. Le fait de prendre soin de ses sourcils, de manière à ce qu’ils soient fournis mais bien délimités, est en effet le signe d’un certain narcissisme, a établi l’équipe de chercheurs canadiens.

Ils ont raflé le prix dans la catégorie « psychologie ».

Un tremblement de ver qui n’est pas sans conséquence. Une équipe internationale, comprenant notamment des Français, a observé des modifications de la forme du ver de terre lorsque celui-ci est exposé à des vibrations à haute fréquence.

Une recherche qui leur a valu un prix dans la catégorie « physique ».

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Désinformation scientifique des médias – 1 panneau 60 x 80

« Y’en a marre !!! » dit ce Collectif de 250 scientifiques dont des prix Nobel.

Pour eux, comme ils l’expriment dans une tribune sous leur nom de Collectif  NoFakeScience,

« L‘état de nos connaissances ne saurait être un supermarché dans lequel on pourrait ne choisir que ce qui nous convient et laisser en rayon ce qui contredit nos opinions ; aussi scientifiques, journalistes et citoyen·ne·s préoccupé·e·s, lançons un cri d’alerte sur le traitement de l’information scientifique dans les médias, ainsi que sur la place qui lui est réservée dans les débats de société…  »

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Le conspirationnisme dans la société française Exposition d’après l’étude de la Fondation Jean Jaurès/Conspiracy Watch/Ifop – 2018 – 4 panneaux 60 x 80 – A partir de 11 ans.FONDATION_JEANJAURES_LOGO

1 – Le complotisme est un phénomène social majeur. Il concerne dans sa forme intense pas moins d’1 français sur 4. Seul 1 français sur 5 y semble

hermétique. Les CW-L500pxgrands thèmes du complot circulant avec un niveau d’approbation préoccupant : Le négationnisme – La fiabilité des élections La confiance dans les médias – Les sociétés secrètes 28 % d’adhésion – L’État islamique mondial 31% d’adhésion – Le complot politico-scientifique pour faire croire au réchauffement climatique – Le  » nouvel ordre mondial  » 24% d’adhésion – Le Ifopvirus du sida crée en laboratoire et testé sur la population africaine 32 % d’adhésion  – L’assassinat du président Kennedy par la CIA – Le créationnisme « Dieu a créé l’homme et la Terre il y a mois de 10 000 ans » 18 % – La  »remplacicité » de la société français par

l’immigration – « Il est possible que la terre soit plate et non pas ronde comme on le dit à l’école » 10 % d’adhésion – La nocivité des vaccins cachée par le pouvoir politique et l’industrie pharmaceutique 55 % d’adhésion Les américains ne sont jamais allés sur la Lune, le premier pas sur la Lune est un montage- photo  16 % Les attentats du 11 septembre  » le complot historique », le gouvernement américain a laissé faire ˃ 33 % – Les attentats de janvier 2015 (Charlie Hebdo, Hyper Cacher), n’ont pas été réalisés seulement par des terroristes islamistes 19 % – Manipulation où les services secrets ont joué un rôle déterminant 3 % – Les  » chemtrails  » théorie conspirationniste qui avance que certaines traînées blanches créées par le passage des avions en vol sont composées de produits chimiques délibérément répandus en haute altitude par diverses agences gouvernementales pour des raisons dissimulées au grand public 20 %. La communauté scientifique indique qu’il s’agit de simples traînées de condensation. 

  2 – Une opinion divisée en 3 blocs quant à la pénétration des idées complotistes. Les non-complotistes 20 %, les complotistes endurcis 24 %,le  »ventre mou » penchant plutôt vers les non-complotistes 54 %. Les jeunes plus perméables aux complots (excepté sur le changement climatique et l’immigration)  21 %

desmoins de 35 ans – 5 % des plus de 65 ans. Les seniors résistent globalement mieux au complotisme que les 35-65 anset ces derniers mieux que que les 18-24 ans.

3 – Le créationnisme est très corrélé à l’adhésion au complotisme. Là aussi, les jeunes semblent plus concernés. « Dieu a créé l’homme et la Terre il y a moins de 10 000 ans » Ils sont 31% chez les 18-24 ans à y adhérer, contre 14% chez les plus de 65 ans. Surtout, l‘adhésion au  »créationnisme » est prédictive de l’adhésion au conspirationnisme. Ceux qui croient à sept théories du complot ou plus sont ainsi créationnistes à 61% contre 0% chez les  »non-complotistes  ».

4 – Une corrélation entre complotisme et superstition. La consultation de l’horoscope et l’adhésion au complotisme suggèrent une corrélation. Plus on est jeune, plus on consulte souvent son horoscope, les moins de 35 ans sont 52 % à ne jamais le consulter, contre 67% chez les plus de 35 ans.

5 – Le climato-scepticisme et le complotisme climatique. « Le réchauffement climatique n’existe pas, c’est une thèse qui profite à des politiques et des scientifiques ». Les plus jeunes y sont moins perméables que leurs aînés, 1 % des jeunes et 5 % des plus de 65 ans adhérent à cette théorie du complot climatique.

6 – La question de l’immigration et le complotisme « antiremplacicité ». « L‘immigration est un projet politique de  » remplacement » organisé par les élites auquel il conviendrait de mettre fin en renvoyant ces populations d’où elles viennent pour 48 %, 9 % pour les 18-24 ans, 24 % pour les plus de 65 ans.

7 – La confiance dans l’organisation des élections. 35 % n’ont pas confiance dans la sincérité du suffrage(absence de tricheurs). 46 % des 18-24 ans,20 % des plus de 65 ans.

8 – La fiabilité des médias. « Etant largement soumis aux pressions du pouvoir politique et de l’argent, la marge de manoeuvre des médias est limitée et ils ne peuvent traiter comme ils le voudraient certains sujets » plus d’un Français sur trois 36 %

Une approche optimiste. La moitié de la population résiste bien à la contamination complotiste bien que séduite en partie par certains thèmes 50 %. Les complotistes modérés présentent des signes d’adhésion aux complots plus affirmée 20 %, mais la moitié est mûre pour basculer vers une forme plus intense de conspirationnisme 10 %. Le noyau dur des complotistes convaincus ou   » endurcis »25 % des Français.

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A compléter avec le livre de Gérald Bronner  »La démocratie des crédules » Puf et le livre d’Edgar Morin  »La rumeur d’Orléans ».

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Faits ou croyances

Pourquoi les faits ne suffisent pas à convaincre les gens qu’ils ont tort ?

Quand les faits sont contraires à leurs convictions, les gens semblent renforcer leurs croyances et les défendre avec acharnement même quand il y a des preuves accablantes contre elles ! Car leur vision du monde leur semble menacée.

Les créationnistes contestent les preuves de l’évolution comme les fossiles ou la génétique parce qu’ils s’inquiètent que des forces séculières empiètent sur la foi religieuse.

Les anti-vaccination se méfient des firmes pharmaceutiques et pensent que l’argent corrompt la médecine.-Cela les amène par exemple à croire qu’il y a un relation de cause à effet entre les vaccins et l’autisme malgré la vérité gênante que la seule étude affirmant un tel lien a été rétractée et son auteur principal accusé de fraude.

Les conspirationnistes du 11 septembre se concentrent sur des détails minutieux comme le point de fusion de l’acier dans les tours du World Trade Center, qui a causé leur effondrement, parce qu’ils pensent que le gouvernement américain ment et mène des opérations pour créer un nouvel ordre mondial.

Les négationnistes du climat étudient les cernes de croissance des arbres, les carottes de glace et les concentrations de gaz à effet de serre parce qu’ ils sont passionnés par la liberté, en particulier celle des industries à mener leurs affaires sans être contraintes par des réglementations gouvernementales restrictives.

Les obsédés de l’origine de Barack Obama ont désespérément disséqué son certificat de naissance en quête d’une fraude, car ils croyaient que le premier président afro-américain des Etats-Unis était un socialiste qui avait pour but de détruire le pays.

Les conceptions du monde profondes de ces partisans sont perçues comme étant menacées par les rationalistes, ce qui fait de ces derniers « l’ennemi à abattre ».

Voici ce qui est arrivé à une secte vouant un culte aux ovnis après que le vaisseau-mère extraterrestre attendu n’est pas arrivé à l’heure annoncée. Au lieu d’admettre leur erreur, « les membres du groupe ont cherché frénétiquement à convaincre le monde de leurs croyances », et ils ont fait « une série de tentatives désespérées pour effacer cette dissonance entre leur croyance et la réalité en faisant de nouvelles prédictions après la prophétie initiale, dans l’espoir que l’une finirait par être la bonne ». Cet état de dissonance cognitive produit une tension inconfortable qui survient lorsque l’on considère deux idées contradictoires simultanément.

Des milliers d’expériences (1) ont été réalisées démontrant comment les gens déforment et sélectionnent les faits pour les adapter à leurs croyances préexistantes. Deux individus ayant des positions proches peuvent rapidement diverger avec des opinions inverses, dès lors qu’ils se sont mis en tête de défendre une position. Chercher à corriger les erreurs factuelles liées aux croyances d’une personne n’est pas seulement inefficace, mais cela renforce ses croyances erronées, car « cela menace sa vision du monde ou l’idée qu’elle se fait d’elle-même » (2).

Si les corrections factuelles ne font qu’empirer les choses, que pouvons-nous faire pour convaincre les gens que leurs croyances sont erronées ? Selon une expérience empirique, on peut adopter le comportement suivant :

  1. Mettre ses émotions de côté.
  2. Discuter, ne pas attaquer (pas d’attaque ad hominem ni de point Godwin).
  3. Ecouter attentivement et essayer de d’analyser la position de votre interlocuteur avec précision.
  1. Montrer du respect.
  1. Reconnaître que vous comprenez pourquoi quelqu’un peut soutenir cette opinion.
  2. Essayer de montrer comment changer de vision des faits n’implique pas nécessairement de changer de vision du monde.

Ces stratégies ne fonctionnent pas toujours pour convaincre les gens de changer de point de vue, mais en ces temps où il est devenu si courant de s’affranchir de la vérité dans le débat public, cela pourrait au moins aider à réduire les dissensions inutiles.

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D’après Croyances – Pour la Science n°47 mai 2021 – Michael Shermer 19 janvier 2017

Article original publié sur ScientificAmerican.comLes erreurs des autres. L’autojustification, ses ressorts et ses méfaitsCarol Tavris et Elliot Aronson, psychologues sociaux – 2007 (1). Quand la prophétie échoue, Leon Festinger, psychologue social et co-auteurs – 1956. Expériences, Brendan Nyhan, de Dartmouth College, et Jason Reifler, de l’Université d’Exeter, (2)

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L’histoire des préjugés sociaux

Du XVIIIè s jusqu’au milieu du XXè s, les scientifiques ont divisé l’humanité en races, hiérarchisées, en particulier les populations noires.

Lors de  l’esclavage, les médecins de la marine puis des colonies étudient la diversité

humaine. Les recherches sur les races humaines se développent avec des débats scientifiques sur l’existence d’une ou de plusieurs espèces humaines. Les corps sont observés, étudiés, mesurés, disséqués, pour percer le mystère de la différence humaine et aboutir à la définition de la « norme » blanche. Ainsi s’élaborent des hiérarchies entre les populations humaines, qui vont ensuite servir le projet colonial.

Au XIXè s la médecine devient une «  mission civilisatrice » de la colonisation. Les médecins croient en l’idée selon laquelle il faut apporter les Lumières, l’éducation et la santé à ces peuples colonisés qu’ils considèrent comme inférieurs.

Aux XIXè s et XXè s existe un fort intérêt pour la compréhension du mystère du sexe féminin, restant un tabou. Les médecins s’en libèrent avec les femmes noires qu’ils dissèquent pour découvrir à la fois la race et le sexe. La prétendue hypersexualité de ces femmes inquiète. Des médecins coloniaux appellent à se méfier de ces femmes qui peuvent entraîner des métissages dangereux.

En retour, ces peuples vont pouvoir aider la France. Dans les années 1920, on prône la « maternité africaine » car il y a un besoin de cette main-d’œuvre africaine, mais aussi d’hommes qui puissent intégrer les troupes coloniales pour servir dans les guerres européennes.

Les expérimentations qui sévissaient en Afrique visaient à soigner les populations africaines dans un objectif sanitaire, parfois humanitaire, mais aussi politique et économique. Il fallait préserver cette manne « humaine », d’où la création des Instituts Pasteur dans les colonies africaines.

Ces idées sont popularisés par les manuels scolaires qui parlent de « races » et les hiérarchisent jusque dans les années 1950, mais également les publicités, expositions…

Beaucoup de préjugés perdurent car la science a tenté de les prouver pendant plus d’un siècle, comme l’idée du rythme dans la peau, de populations qui seraient guidées par les émotions, de l’hypersexualité, de la robustesse ou de l’endurance des corps africains…

La race est un concept important en sciences humaines et sociales car il permet de réfléchir aux formes de domination et de discriminations qui existent encore, basées sur l’origine, la couleur de peau, la culture, découlant de nombreux préjugés raciaux  formalisés au XIXè siècle. (Corps noirs et médecins blancs, Delphine Peiretti-Courtis – édit. La découverte). 1 panneau 60 x 80 .

La négresse, Nieuker, 1879 l’Europe soutenue par l’Afrique et l’Amérique, Blake, 1796.

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 La rumeur d’Orléans mai-juin 1969 – 1 panneau 60 x 80.

Un bruit se répand qu’un…six magasins d’habillement féminin du centre ville, tenus par des commerçants juifs, organisent la traite des blanches. Des femmes sont droguées dans les salons d’essayage, déposées dans les caves, évacuées de nuit vers des lieux de prostitution…

Aucune disparition dans la ville, rien qui puisse servir de point de départ à la rumeur.

Démarrée chez des collégiennes ou lycéennes. Puis parents, enseignants…collègues

L’information circule de bouche à oreille, sans la presse.

« La femme d’un policier a dit à sa voisine qui est ma copine que… ». «L’infirmière qui est allée de nuit à l’hopital pour réanimer les femmes droguées a dit à ma tante que… ».

Le mythe devient réalité car la source est la plus sûre, car attestée par la confiance en la parenté, le voisinage…

Puis le mythe déborde de la jeunesse féminine, dans les lieux de papotage.Du marché part un début de panique.

Les disparitions prolifèrent…un réseau de 6 magasins, tous juifs, un magasin de chaussures où la drogue est inoculée par une aiguille fichée dans le talon du soulier.

Des enseignantes, des mères de famille mettent en garde, interdisent ces lieux.

La virtualité antisémite commence à s’actualiser.

Le mythe commence à rencontrer des réfractaires : « C’est ridicule… c’est pas possible… ». Pour les hommes :  «C‘est une histoire de bonne-femme… »…

L’inspecteur de police dément. Le juge fait mener une enquête discrète sur les commerçants, faux bruit, abandonne l’affaire, un journaliste se porte garant…

La lucidité ou l’élucidation, loin d’être un obstacle, donne un feu vert.

Dès lors la rumeur prolifère.

Les boutiques reliées à la Loire par des souterrains, d’où de nuit, un sous-marin, vient chercher sa cargaison…les disparitions se multiplient.  « Comment se fait-il que la police n’arrête pas les trafiquants. Les policiers, le préfet, la presse ont été achetés par les juifs… Un pouvoir occulte règne dans les souterrains… ». Des voix téléphoniques anonymes réclament à un commerçant de la chair fraîche, des adresses à Tanger…

La contre-offensive se développe alors avec vigueur.

La L.I.C.A., le M.R.A.P. et la presse parisienne sont alertées. La presse, les politiques, la police régionaux

réagissent. La rumeur peut être considérée comme anéantie, mais de multiples sous-rumeurs rôdent… «Il y a un allemand là-dessousC’est une histoire de grosC’est une histoire de commerçants rivaux… ».La rumeur s’est repliée sur un soupçon insistant : « On nous cache quelque chose…Il n’y a pas de fumée sans feu … ».

Cette rumeur a durée 2 mois avec des séquelles pendant un an !

Des rumeurs construites sur le même scénario ont surgi ailleurs, mythe l’inconscient ; thème du salon d’essayage piégé, dans la fiction à bon marché, les journaux à sensation…

La rumeur d’Orléans, Edgar Morin, sociologue, éd.points Seuil, 1969. 

 

 

 

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