Expositions et films de Biologie, Santé, Environnement

 » C’est parce que quelque chose des objets extérieurs pénètre en nous que nous voyons les formes et que nous pensons. » Epicure, lettre à Hérodote, cité dans l‘Homme neuronal, Jean-Pierre Changeux, éd. Fayard, 1983.Sélect Photo fouets colorés de CIRRIPEDE, crustacé, Igor SIWANOWICZ-Inst. Howard Hughes, USA, concours Olympus Bioscopes-Pr la SC; 249- 2015opesustacé

Illustration : Crustacé, photo Igor Siwanowicz, Institut Howard Hughes, USA, concours Olympus Bioscop, Pour la Science, n° 249, 2015.
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 La mer et le littoral – L’eau – Diversité de la nature – L’homme.

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Exposition  du CNRS.logo-cnrs

Exposition Biodiversité : 10 lieux, 10 milieux22 panneaux 60×80) .

Panneau 1 et 2La diversité du vivant est d’une extrême richesse Elle concerne tous les milieux, toutes les latitudes mais reste souvent méconnue. Indispensable aux humains elle leur apporte des services essentiels. Nous vivons aujourd’hui une crise de la biodiversité, qualifiée de sixième grande crise d’extinction

Panneaux 3 et 4 Les milieux passés – L’émergence de la vie est le point de départ de la biodiversité. La biodiversité actuelle est le résultat de plus de 3,5 milliards d’années d’évolution de la vie. Elle a suivi l’évolution des espèces, subi des crises de grandes extinctions dues au fonctionnement interne de la planète (volcanisme, réorganisation des continents) ou à des crises environnementales (changements climatiques comme par exemple les glaciations). Mais l’évolution de la biodiversité n’est pas toujours catastrophique. Il peut aussi s’agir de diversification, d’expansion des espèces, comme ce fut le cas au Cambrien (540 millions d’années) ou à l’Eocène (40 millions d’années).

Panneaux 5 et 6 Le milieu agricole – Comprendre comment la structure du paysage (présence de haies, bois, prairie) et la conduite des cultures (fertilisation, travail du sol) modifient la répartition de la biodiversité ; comment les politiques agricoles, le changement climatique, les nouvelles techniques modifient les pratiques des agriculteurs, et donc les paysages et la biodiversité …

Panneaux 7 et 8Le milieu désertique – L’avancée du désert en Afrique, accentuée par le changement climatique, conduit à l’appauvrissement des sols et à une diminution importante de la biodiversité végétale, animale et microbienne, entraînant des conditions d’existence difficiles pour les populations locales. Cette diversification conduit à d’importants flux migratoires, associés à une paupérisation du milieu rural, à des changements culturels, ainsi qu’à un fort impact sur la santé … Le projet de Grande Muraille Verte a pour vocation de lutter contre la désertification …

Panneaux 9 et 10Le milieu insulaire – Madagascar fait partie des plus importants et des plus intéressants hauts lieux de la biodiversité, avec un fort taux d’endémisme (présence d’une espèce animale ou végétale à l’état naturel, limitée à une région donnée). La déforestation due aux incendies de forêt accidentels ou criminels, aux défrichement des terres, à l’ exploitation industrielle … menace cette biodiversité avec la disparition rapide et à grande échelle de nombreuses espèces animales et végétales …

Panneaux 11 et 12Le milieu marinLes récifs coralliens, remparts contre les vagues, réserve de poissons et d’algues …, qui Archipel de San Blas PANAMA-Y.ARTHUS6BERTRAND-PLANET OCEAN-Lettre CNRS juin 2015iconcernent un demi-milliard d’humains dans plus de 100 pays comptent parmi les systèmes les plus menacés. 20 % ont déjà disparus …

Panneaux 13 et 14 Le milieu méditerranéen – la région méditerranéenne est l’un des 3 hotspots de biodiversité identifiés au niveau mondial, sur la base d’une forte richesse en espèces et d’un nombre très important d’endémiques. Sur moins de 2 % de la superficie du globe , on recense 20 % des végétaux supérieurs de la Terre. C’est une région-clé pour la conservation des ressources génétiques …

Panneaux 15 et 16 Le milieu montagnard – La haute montagne abrite de nombreux êtres vivants adaptés à des conditions extrêmes qui combinent froid, manque d’oxygène, fortes intensités lumineuses, vent, etc. conditionnées par la diminution de la température avec l’altitude. D’où l’impact important du réchauffement climatique qui entraîne une remontée des espèces et menace celles des hautes altitudes qui ne peuvent se réfugier plus haut …

Panneaux 17 et 18 Le milieu polaire – En raison de leur isolement et de leur climat, les milieux polaires, l’Arctique et l’Antarctique, demeurent les derniers environnements naturels où l’impact humain est resté limité . Les communautés végétales et animales y sont fragiles, aussi elles seront les plus affectées par les changements climatiques. Des espèces risquent de disparaître. La fonte des glaces risquent de bouleverser les activités humaines et les espèces invasives …

Panneaux 19 et 20 Le milieu tropical – Milieu d’une grande diversité biologique et de ressources pour l’homme, il est une richesse importante pour la découverte de nouveaux médicaments, l’alimentation et le patrimoine culturel. Il est menacée par la déforestation due à la recherche de nouvelles terres agricoles et d’élevage, et le développement d’industries minières. Plus de 18 % des émissions de gaz à effet de serre sont dues à la déforestation.

Panneaux 21 et 22 Le milieu urbain – Le développement des zones urbaines est en progression constante. L’occupation intensive de l’espace laisse peu de place à la nature. Pour autant, ces milieux urbains ne sont pas forcément pauvres en biodiversité. La ville est devenue un écosystème où l’homme cohabite avec quantités d’autres espèces, végétales et animales, introduites ou sauvages. Quelles sont les aptitudes de colonisation et les capacités d’adaptation des espèces, les structures qui favorisent ou bloquent la propagation des espèces ? afin de mieux concevoir la ville pour y optimiser la qualité de vie.

Illustration : Archipel de San Blas, Panama, Y.Arthus-Bertrand, Planet Ocean

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Exposition Océan et Climat, des échanges pour la vie de l’Institut de Recherche pour le Développement

Panneau 1 – Planète BLEUE Vue de l’espace, la Terre apparaît bleue car elle est recouverte aux deux tiers de sa surface par les océans et les mers. La présence d’eau, élément fondamental pour la vie sur Terre, lie entre eux les différents milieux qui constituent le système climatique. Les océans jouent ainsi un rôle majeur dans la régulation du climat mondial.

1 – Le cycle de l’eau un mouvement perpétuel. Les microparticules qui se rassemblent par milliers pour former les nuages. L’eau retombe sur terre sous forme de pluie, de grêle ou de neige, alimente les cours d’eau, les lacs, les océans et les nappes phréatiques ou s’accumule sur les glaciers. Ce cycle est continu et l’océan participe car il transporte chaleur et humidité sur la planète.

2 – Les échanges entre ciel et mer. L’océan échange en permanence de l’eau avec l’atmosphère, sous forme de vapeur et de précipitations, mais également de la chaleur. L’atmosphère met aussi l’océan en mouvement sous l’action des vents, produisant des courants et des vagues qui se propagent à la surface. Les relations entre océan et atmosphère sont complexes : vents et courants interagissent et font naître des variations climatiques cycliques ; ces derniers sont très actifs dans les régions proches de l’équateur.

3 – Un puissant régulateur thermique. L’océan absorbe les radiations du soleil et les emmagasine sous forme de chaleur, constituant un immense réservoir thermique, plus de mille fois plus important que celui de l’atmosphère ! Les tropiques reçoivent plus de chaleur que les autres régions du globe, car ils sont à la verticale du soleil. Entraînés par les vents, les courants océaniques de surface vont déplacer ces eaux chaudes vers les régions polaires, où elles vont plonger dans les profondeurs et revenir lentement dans les régions tropicales. C’est un mécanisme semblable à un chauffage central.

Panneau 2 – Le cycle de L’EAU sur Terre, le cycle de l’eau est perpétuel. L’eau d’aujourd’hui est celle qu’ont connue nos ancêtres ! Et les échanges sont permanents entre les quatre grands réservoirs de la planète : océans, atmosphère, eaux continentales et biosphère.

L’eau et le climat :

1-Les courants océaniques transportent l’eau et la chaleur. Les océans ont ainsi une grande influence sur le climat, qui se définit comme le temps qu’il fait en moyenne dans un lieu donné. Le climat d’une région est déterminé à partir de moyennes statistiques de relevés de températures sur terre et mer, de vent, de précipitations…

2-L’atmosphère transporte l’humidité des régions où l’eau s’évapore vers des zones où elle se condense et se transforme en pluie.

3-Les précipitations nourrissent aussi les nappes phréatiques, qui participent, comme les fleuves et les rivières, au transport de l’eau vers les lacs ou les océans.

4-Le soleil est le moteur du cycle hydrologique. Son énergie active les transports de l’eau dans l’océan et l’atmosphère. Le renouvellement de l’eau dans l’atmosphère et les cours d’eau est très rapide, de une à quelques semaines. En revanche, l’eau séjourne quelques dizaines d’années dans les lacs et plusieurs milliers d’années dans les océans, les glaciers et certaines nappes phréatiques.

Panneau 3 – Observer les OCÉANS. Depuis l’Antiquité, les hommes parcourent la surface des océans. Ces premiers navigateurs, et bientôt les marins du commerce, observaient les vents et les courants afin d’optimiser et de sécuriser leurs routes. Au XIXe siècle, cette préoccupation s’inscrivit dans une démarche scientifique avec l’apparition des premières grandes expéditions océanographiques. La connaissance des vents, des courants, des fonds marins et de la vie océanique progressa alors considérablement et constitua les fondements de l’océanographie. À partir des années 1950, la nécessité de prendre en compte la totalité de l’océan pour comprendre et prévoir le climat conduisit les scientifiques à développer de nouveaux outils d’observation et de prévision offrant en temps réel une image continue de cette sphère liquide et de sa dynamique. Afin de mieux connaître les océans, leur dynamique, leur variabilité et leur rôle sur le climat, la com- munauté internationale a mis en place des réseaux d’observation océaniques et météorologiques de grande ampleur, mettant en commun des mesures in situ (navires,bouées, flotteurs) et des mesures spatiales. Les informations recueillies alimentent des modèles prévisionnels océaniques et climatologiques.

Les différents moyens d’observation de l’océan mondialisé.

4. Les océans vu d’en haut. Cette image satellite permet de distinguer les zones océaniques riches en plancton végétal (couleur bleu ciel). On remarque que l’équateur est dessiné dans le Pacifique et l’Atlantique par la production de matière végétale due aux remontées d’eaux profondes riches en sels nutritifs.

Carte mondiale de la concentration en phytoplancton des océans.

£ Bouée dérivante de surface traînant un instrument de mesure

£ Ligne d’instruments de mesure accrochés à un mouillage sur le fond

£ Instrument de mesure immergé à partir d’un navire océanographique

£ Instrument de mesure autonome dérivant au sein du milieu océanique

£ Satellite

Les océans sont observés en temps quasi réel et de façon continue, dans l’espace et dans le temps,par les satellites. Grâce à des satellites munis d’altimètres, on peut mesurer la hauteur du niveau de la mer avec une grande précision. On peut ainsi mettre en évidence les creux et les bosses générés par la circulation océanique et voir l’océan en mouvement ! Les satellites permettent également d’observer la couleur, la température de l’eau, les vents et les courants. Le Pacifique tropical est le siège d’interactions très actives entre l’océan et l’atmosphère, observées et mesurées grâce aux nombreux réseaux mis en place par les scientifiques du monde entier. Ici, flotteurs de grand fond. Les observations fournies par les satellites et les instruments en mer permettent d’accéder à une vision globale de l’océan et de ses relations en temps réel avec l’atmosphère et l’environnement terrestre. Observer les océans conduit les chercheurs à comprendre les interactions entre l’océan et le climat.

Depuis l’Antiquité, les hommes parcourent la surface des océans.

1. De l’exploration des mers à l’océanographie

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Exposition Les sols et le changement logo-irdclimatique

 de la FAO, Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture et l’Institut de Recherche pour le développement. – 2015

Panneau 1 – Les sols sont vulnérables Les sols sont affectés par le changement climatique.

DES CONSÉQUENCES MULTIPLES Le changement climatique se traduira en Europe par des étés plus secs et par des évènements extrêmes entrainant érosion, inondations, dessication et baisse de la fertilité des sols. L’augmentation de température accélère la décomposition des matières organiques du sol. En se réchauffant, les sols gelés du grand nord et les sols des tourbières, très riches en matières organiques, risquent d’émettre de grandes quantités de gaz à effet de serre (CH4 et CO2).Les matières organiques aident les sols à s’adapter au changement climatique, en améliorant l’infiltration et la rétention de l’eau dans le sol.

  Augmenter la teneur en matière organique des sols est une stratégie triplement gagnante !

Veiller à un urbanisme respectueux des sols et plus économe en surfaces artificialisées.

Panneau 2 – Les sols puits de carbone Les sols peuvent atténuer le changement climatique en stockant du carbone.

IL Y A URGENCE À AGIR POUR RÉDUIRE L’EFFET DE SERRE Réduire les émissions d’un facteur 4, améliorer l’efficience énergétique dans le bâtiment, les transports… Et augmenter les puits naturels de carbone, comme ceux des sols.

LE CYCLE DU CARBONE PASSE PAR LES SOLS Les sols stockent du gaz carbonique (CO2) pris dans l’atmosphère. Le CO2 de l’atmosphère est transformé par la photosynthèse des plantes en matières organiques qui restent ensuite piégées dans les sols. Les sols émettent aussi naturellement des gaz à effet de serre (GES). Les organismes du sol consomment aussi les débris végétaux, respirent et émettent du CO2. D’autres gaz à effet de serre, méthane (CH4) et protoxyded’azote (N2O), peuvent être émis par les sols selon leurs conditions d’humidité et de fertilisation. L’usage des sols joue sur les entrées et sorties de carbone des sols. La végétation et les sols sont capables de « pomper » le CO2 en trop de l’atmosphère.

Oui, le stockage de carbone dans les sols est possible, les bonnes pratiques d’usage des sols le permettent.

Stopper les dégradations des sols qui réduisent le puits de carbone.

Panneau 3 – Les sols sont riches en carbone Les matières organiques des sols sont précieuses.

LE CARBONE, PRINCIPAL CONSTITUANT DES MATIÈRES ORGANIQUES Le carbone du sol est sous forme de molécules organiques dont la moitié est du carbone. La matière organique fraîche qui arrive au sol (résidus de végétaux naturels, de culture, animaux et micro-organismes…) est fragmentée, puis progressivement décomposée et minéralisée par les organismes vivants du sol constituant la matière organique.

Les usages des sols et les pratiques agricoles qui augmentent le taux de carbone et celui de la matière organique des sols sont sont bénéfiques à la fois pour éviter l’érosion, la désertification, pour atténuer les changements climatiques et pour améliorer la fertilité des sols et la biodiversité.

Valoriser le rôle des sols en matière de séquestration du carbone et de lutte contre le changement climatique

Panneau 4Les sols sont améliorablesStocker du carbone dans les sols est possible en agriculture au Nord comme au Sud.

POUR AUGMENTER LES STOCKS DE CARBONE : LE PLUS EFFICACE EST D’AUGMENTER LES ENTRÉES DE CARBONE AU SOL Il n’y a pas de solution unique. Il est nécessaire d’adapter ces différentes techniques selon les conditions environnementales, sociales et culturelles.

Développer les recherches pour évaluer et comprendre l’effet des pratiques et usages des sols sur leurs stocks de carbone, en fonction des types de sols. Développer des méthodes de mesure innovantes. Etudier l’adoption des meilleures pratiques. Concevoir les politiques publiques qui facilitent cette adoption.

Développer la recherche et l’expérimentation sur l’agroforesterie et les pratiques agronomiques améliorant l’état des sols

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Expositions de l’Institut universitaire européen de la mer IUEM de Brest (IFREMER-CNRS-IRD-UBO) site : www.iuem.univ-brest.fr ; cecile.nassalang@univ-brest.fr, 02 98 49 86 37.logoIUEM

 Découvreurs, explorateurs, savants et chercheurs, 500 ans d’écrits scientifiques sur l’océan tropical (panneaux 60×80 avec des reproduction de pages des ouvrages publiés – production Bernard Gobert, IRD et Florence Conquet, ABRET).

Panneau 1 Quels ont été les acteurs de la connaissance des océans, et surtout comment ont-ils transmis leur savoir à leurs contemporains et à la postérité ? Un itinéraire balisé entre 1516 et 2006 par six documents publiés par six auteurs différents à six époques différentes. Qui sont-ils ? Dans quelle société écrivent-ils ? A l’intention de qui ? Dans quel style et avec quelle langue ? Leurs écrits font-ils l’objet d’une validation ? Qui les publie et les diffuse ?

Panneau 2 Transmettre des découvertes pour construire et partager un savoir collectif. Depuis ses débuts à la Renaissance, celle-ci a considérablement évolué.

Panneau 3 – Pierre Martyr d’ANGHIERA (1455-1526) – Témoignages de 2ème main de Colomb. Contient la première description du courant équatorial atlantique et de son prolongement le Gulf Stream.

Panneau 4 – Edmund HALLEY (1656-1742) – Un savant exceptionnel acteur de la première communauté scientifique – Les vents tropicaux et leurs causes, sur la base d’observations faites en mer ; première carte des alizés de la ceinture tropicale.

Panneau 5 – Johann Reinhnold FORSTER (1729-1798) – Recueil d’observations dans une multitude de domaines Le seul à présenter, à l’époque, des informations et des hypothèses scientifiques sur l’océan.

Panneau 6 – Louis Claude de FREYCINET (1779-1842) – Complément sur la météorologie : tableaux d’observations, discussions de résultats, et analyses des hypothèses scientifiques.

Panneau 7 – Gerhard SCHOTT (1866-1961) – Article scientifique sur les courants équatoriaux de surface dans l’ouest de l’océan Pacifique, à partir des mesures faites par les navires de commerce sur les lignes régulières.

Panneau 8 Depuis la 2ème guerre mondiale, une équipe de chercheurs océanographes, professionnels et spécialisés.

Panneau 9 – De la révolution de GUTENBERG à la révolution numérique : écrire la science au 21 ème siècle.

Informations, textes des exposition et réservation : genevieve.terriere@orange.fr

Projet – Exposition L’écho des profondeurs : la vie sous l’eau révélée par l’acoustique (17 panneaux 200 cm x 100 cm.

Dans l’eau, le regard se perd en quelques mètres : comment observer dans leur milieu les animaux qui peuplent les lacs et les océans ? Depuis quelques décennies, les progrès incessants de l’acoustique aident les scientifiques à y « voir plus clair » dans cet univers mystérieux… Destinée à un public de non-spécialistes, l’exposition délaisse les aspects très techniques de ce domaine pour le présenter sous un jour historique, des premiers sondeurs mis au point après le naufrage du Titanic en 1912 aux performances électroniques et informatiques actuelles (10 panneaux), dans sa réalité concrète d’aujourd’hui, le quotidien d’une campagne océanographique sous forme de roman-photo (3 panneaux) et dans le cadre plus général d’un monde aquatique tout sauf silencieux (3 panneaux).

Panneau 0 L’écho des profondeurs : la vie sous l’eau révélée par l’acoustique. Dans l’eau le regard se perd en quelques mètres : comment observer dans leur milieu les animaux  qui peuplent les lacs et les océans ? Depuis quelques décennies, les progrès intéressants de l’acoustique aident les scientifiques à y « voir plus clair » dans cet univers merveilleux.

Panneau 1Des sons dans l’eau ? – Il y a 2500 ans Aristote pressentait que les sons pouvaient se propager dans l’eau. Léonard de Vinci écoutait les bruits sous-marins des bateaux. Au XVIII ème siècle, l’abbé Nollet prouve que le son se propage dans l’eau (1740). Laplace établit les formules établissant sa vitesse (1816). En 1826 Colladon et Stum mesurent la vitesse du son dans le lac Léman (1435m/s) ; le son se propage tellement bien dans l’eau qu’à 51 km de distance, l’observateur ne voit plus le signal lumineux mais entend encore nettement la cloche…

Panneau 2Naufrages, icebergs et guerre navale – Sur un principe imaginé par Arago, les premiers sondeurs à ultra-sons sont nés au début du XX ème siècle de l’urgence de sécuriser un trafic maritime en plein essor. L’acoustique active est expérimentée en 1914 pour détecter un iceberg, suite au naufrage du Titanic en 1912. En 1918 on peut détecter un sous-marin distant de 500m. En 1925 il sert à mesurer la profondeur…

Panneau 3 La pêche s’empare de l’acoustique Pêcheurs et scientifiques ont rapidement su tirer profit des sondeurs pour repérer ou étudier les poissons. Les sondeurs destinés à la sécurité en mesurant les profondeurs, puis permettant aux pêcheurs de localiser les bancs favorables à la pêche, permettent alors de repérer les poissons eux-mêmes.

Panneau 4 Les sondeurs deviennent scientifiques Les scientifiques n’ont eu de cesse d’améliorer les performances des sondeurs pour mieux interpréter les échos. Il est impossible de distinguer les échos des cibles atteintes simultanément par l’impulsion sonore : l’écho du plancton peut être masqué par celui d’un poisson, ou celui d’un poisson par celui du fond. La résolution des sondeurs est donc un paramètre essentiel.

Panneau 5 De l’écho à la biomasse Mesurer par l’acoustique l’abondance des poissons a rapidement tenté les scientifiques ; c’est maintenant une méthode courante. Mais quel est l’impact du bruit généré par le navire sur l’évitement du poisson, … ? Aussi cette méthode n’est jamais utilisée seule, des pêches de contrôle restent indispensables.

Panneau 6L’écho du plancton Après celle du fond et des poissons, l’étude du plancton est désormais à la portée des scientifiques. Observé à l’aide des ultra-sons, le monde sous-marin est plein de formes étranges dessinées par le plancton animal. Ces échos sont devenus essentiels pour les scientifiques, le plancton étant à la base des chaînes alimentaires aquatiques. La force de l’écho renvoyé par ces organismes dépend de leurs caractéristiques : taille, forme, présence d’une coquille dure ou d’une bulle gazeuse, permettant de les classer.

Panneau 7A la conquête des « petits fonds » Les progrès technologiques ont permis à l’acoustique d’étendre son champ d’application aux écosystèmes aquatiques peu profonds. Les zones côtières, lagunes, lacs peu profonds, estuaires, rivières … jouent un rôle majeur dans les cycles biologiques de nombreuses espèces. Leur étude est d’autant plus importante qu’ils ont souvent été profondément modifiés par l’activité humaine.

Panneau 8 Comportement des poissons et acoustique Détecter ou quantifier les poissons ne suffit plus : il est de plus en plus nécessaire de comprendre leur comportement. Un banc permet aux poissons de se protéger des prédateurs, détecter des proies, disposer de partenaires reproductifs ou réduire leur dépense en énergie. Seule l’acoustique permet d’étudier ces structures complexes et à évaluer les stocks.

Panneau 9Un outil pour comprendre l’écosystème – Au début du XXI ème siècle, l’acoustique est désormais un outil complet pour comprendre certains écosystèmes aquatiques. Elle permet une meilleure connaissance, entre autres, dans le domaine pélagique (la colonne d’eau) qui recèle d’importantes ressources et constitue le fondement de la gestion halieutique.

Panneau 10 L’acoustique de demain – Des données de qualité croissante, une utilisation de plus en plus souple : les techniques acoustiques ont de l’avenir ! On obtient déjà des images détaillées du fond, de la distribution des poissons mais aussi du plancton. De nouveaux imageurs identifieront mieux les espèces sur de courtes distances …, ce sont de véritables « caméras acoustiques ».

Panneau 11Une histoire naturelle très ancienne – L’évolution a doté une partie des cétacés de sonars naturels leur permettant de vivre dans un milieu où la lumière est rare. Plus de trente millions d’années avant nos sondeurs, l’acoustique active était déjà une pratique courante chez des mammifères évoluant dans l’obscurité de la nuit (chauve-souris) ou des profondeurs marines (cétacés). Parmi les cétacés, seuls les Odontocètes (dauphins, marsouins, orques, cachalots…) sont capables d’émettre des sons et d’en analyser l’écho pour percevoir leur environnement, éviter les obstacles et détecter proies ou prédateurs.

Panneau 12Campagnes océanographiques du Maroc au SénégalMinutieusement préparée longtemps à l’avance, une campagne de cinq semaines en mer fournit les données scientifiques qui seront analysées pendant des mois : au large de l’Afrique de l’Ouest une remontée d’eaux profondes riches en éléments nutritifs crée un écosystème très productif, mais soumis à la surpêche, aux changements climatiques et aux pollutions.

Panneau 13En campagne sur un navire de recherche – En juillet 2013, au large des côtes ouest-africaines, pendant cinq semaines, le temps y est précieux ; on y travaille en continu : nuit et jour les équipes se succèdent au PC scientifique, sur le pont et dans les labos.

Panneau 14 Etudes du plancton Cinq semaines en mer, quart après quart, les données s’accumulent dans les cartons, les disques durs et les flacons. 3000km de radiales, 69 stations, 44 pêches au chalut, 190 prélèvements aux filets à plancton, plus de 7000 échantillons prélevés sur 1387 poissons… Le programme ne sera véritablement achevé qu’à la publication des résultats.

Panneau 15 Ecouter l’océan pour le comprendre – Alors que les sondeurs et sonars restaient cantonnés à un usage militaire : détecter, localiser et identifier les autres navires sans dévoiler sa présence, ils intéressent de plus en plus les scientifiques. Le monde marin est d’une très grande richesse sonore : les éléments naturels, les êtres vivants et les activités humaines y composent un chorus intense et permanent. Cette gigantesque masse d’informations nécessite des techniques de décryptage très complexe . Elles intéressent les biologistes pour comprendre les populations marines, leur activité, dépendante des conditions environnementales…

Panneau 16Une boîte à outils pour l’océan et les lacs – Les sondeurs et sonars des biologistes ne sont qu’une des nombreuses applications de l’acoustique en milieu aquatique. Contrairement aux ondes électromagnétiques (lumière, radio, radar…) les ondes sonores se propagent très bien dans l’eau et donc peuvent y véhiculer des informations sur de grandes distances. Elles sont ainsi utilisées pour l’écologie, l’halieutique, les géosciences marines, , la sismique sous-marine, les interventions sous-marines…

Projet – Exposition La chimie pour comprendre la mer. ( 12 posters 84 cm x 60 cm).

• Comment comprendre le monde qui nous entoure sans faire appel à la chimie ? Tôt ou tard, les sciences de la vie et de la terre doivent faire appel aux sciences de la matière pour continuer à faire progresser les connaissances. La chimie occupe ainsi une part croissante dans les sciences de la mer. A côté de la chimie marine se sont développées de multiples applications en biologie, en écologie, en géologie, ainsi que des approches intégrées comme la « biogéochimie »  L’exposition, iIllustrée avec humour par des dessins de Nono, apporte un regard différent sur des réalités qu’on croit pourtant bien connaître, comme le sel ou le sable. C’est aussi, par quelques exemples, une plongée au coeur de certains des laboratoires de l’IUEM.

Projet – Exposition D’une mer à l’autre : le milieu marin face aux espèces introduites et invasives12 panneaux 84 cm x 60 cm – questionnaire pédagogique ( texte des panneaux, affiche et dépliant à disposition : genevieve.terriere@orange.fr).

La mondialisation est aussi écologique : l’homme transporte, volontairement ou non, des milliers d’espèces vivantes à travers la planète. Mais certaines d’entre elles s’avèrent envahissantes, au détriment des écosystèmes et des activités économiques locales. Ce défi écologique majeur du 21ème siècle concerne aussi le milieu marin, où ses conséquences écologiques et économiques sont parfois lourdes à l’échelle locale amande-de-mer En Bretagne comme ailleurs, l’environnement marin et littoral est soumis à des introductions d’espèces exotiques. Crépidules, huîtres, spartines et sargasses en sont quelques exemples parmi les plus visibles  Ils illustrent la diversité des situations, des questions scientifiques et des défis posés aux sociétés.

Ilustration : photo amande de mer, Erwan Amice, CNRS, IUEM.
Informations et réservations : genevieve.terriere@orange.fr.

Films : voir l’article  »films scientifiques  ».

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Expositions et manips interactives de l’Espace des Sciences de Rennes (payantes –  Logo ESPACE quadri-1www.espace-sciences.org ; diffusion@espace-sciences.org ;02 23 40 66 46).

Bord de mer – Marées, la vie secrète du littoral – L’eau H2O – Tous vivants, tous  différents (manips interactives) Les formes dans la nature – Microscopia – Mille milliards d’insectes et nous ! – Le bois, la forêt. Promenons nous dans le bois.

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Mallette pédagogique UN ESPACE POUR LE CLIMAT du CNES -Voir dans la rubrique  » Atelier  ». Film : voir dans l’article  » Films scientifiques  ».

 


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